Fiche technique sur le cèmuhîa

 

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a Fleurs de laiteron de Pwöpaat
Nouvelle-Calédonie, Poyes, 1965, Célina Daulo, Jean-Claude Rivierre

Les deux femmes "Fleurs de laiteron de Pwöpaat" pêchent leurs anguilles, arrachent leurs taros, puis les font cuire une fois rentrées à la maison. Survient l'ogresse A-wii-dèlè-apulip bien décidée à leur subtiliser leur nourriture...

a Le crabe et la fillette de Pwaééto
Nouvelle-Calédonie, Poyes, 1965, Célina Daulo, Jean-Claude Rivierre

Histoire d'une fillette restée seule à la maison pendant que sa mère est partie travailler dans les plantations. Mère Crabe en profite pour s'introduire auprès de la fillette, sous prétexte de lui tenir compagnie. La fillette doit alors inventer un stratagème pour se débarasser de ce visiteur importun et quelque peu sadique...

a Tortue et les deux pêcheuses a
Nouvelle-Calédonie, Poyes, 1965, Marie Daulo, Jean-Claude Rivierre

Les deux pêcheuses dont la torche s'est éteinte espèrent trouver du feu chez Mère Tortue. Mais celle-ci les éconduit et les deux femmes regagnent leur maison en tâtonnant dans l'obscurité. Pour se venger, elles badigeonnent en noir les alentours de la demeure de Mère Tortue, en utilisant du charbon de gommier brûlé. Plongée dans les ténèbres, Mère Tortue s'avère bientôt incapable de subvenir aux besoins de sa progéniture...

a Les écailles de poisson de Tiwécaalè
Nouvelle-Calédonie, Vieux-Touho, 1965, Bernadette Tyèn, Jean-Claude Rivierre

Histoire de deux jeunes femmes: Iké et Kaapo. Iké part rejoindre Kaapo, sa soeur aînée, mariée chez un chef de la côte ouest. Les festivités qui accompagnent la naissance de l'enfant de Kaapo tournent mal et les deux jeunes femmes rentrent en catastrophe chez elles, sur la côte est. Kaapo la soeur aînée vient à mourir mais elle continue de hanter les abords de l'habitation de sa soeur sous la forme d'une revenante ou d'un lochon d'eau douce présent dans le puits. Dans les deux épisodes qui composent cette histoire, la cadette est délivrée de ses tourments grâce à l'intervention de la divinité mwakén, auxiliaire des maîtres du terrain dans la région de Touho.

a Dui Dupaan et la fille du grand large
Nouvelle-Calédonie, Tiwaé, 1966, Jean-Baptiste Bova, Jean-Claude Rivierre

Légende cèmuhî racontée à Tiwaé en 1966 par Jean-Baptiste Bova, membre du clan des maîtres du sol de la région de Pwei, arrière-pays de Touho. Elle reprend à travers un jeu simplifié d'images la thématique générale de l'organisation des chefferies de cette région. Celle-ci s'appuie sur deux pôles ici figurés chacun par deux personnages : le côté des plus anciens occupants (Dui Dupaan et Pabu-wölè "Petit-fils de la lune"), le côté des nouveaux venus accueillis comme chefs ("Doigt scintillant" et Hîê Bwanu "Fils du soleil"). On voit en effet un membre éminent du groupe des fondateurs épouser une femme non moins prestigieuse arrivée de l'horizon marin. L'homme de la terre, en l'occurrence de la Grande Terre, attire à lui par le son de sa flûte une femme de la mer, vraisemblablement originaire des Loyauté. Au delà de la relation matrimoniale sont ici exprimés les liens entre fondateurs d'un terroir et étrangers. Ces personnes de haut rang s'associent pour établir un ordre politique bien enraciné localement, mais ouvert sur l'extérieur.

a Le coquillage et les enfants a
Nouvelle-Calédonie, Tyé, 1966, Sébastien Pwagu, Jean-Claude Rivierre

Les deux soeurs de Tècèiu dissimulent dans l'intimité de leur couche le joli coquillage (turbo) qu'elles ont découvert... Jaloux de cet intrus, Benjamin profite de l'absence de ses soeurs pour le griller et le consommer, puis, incapable de supporter les reproches qui lui sont faits, il descend vers la rivière pour s'y noyer. "Si je n'ai pas le droit de toucher à vos turbos, alors consolez-vous avec eux" semble dire sa complainte, tandis qu'il s'enfonce peu à peu dans l'eau de la rivière.

a Les enfants de l'oranger
Nouvelle-Calédonie, Tyé, 1966, Sébastien Pwagu, Jean-Claude Rivierre

Le frère et la soeur, enfants de l'oranger de Vieux-Touho, prennent pied sur un ilôt du lagon et s'installent pour y vivre avec une vieille femme. Le chef de Vieux-Touho vient à passer au cours d'une partie de pêche et s'éprend de la jeune fille. Il la ramène chez lui dans son village de Vieux-Touho. De leur union naît un fils qui, pour une bêtise commise en l'absence de son père, déclenche la colère de ce dernier. Les invectives pleuvent sur l'enfant mais aussi sur sa mère (fille de l'oranger) qui se voit reprocher son infériorité sociale et son origine végétale. L'enfant et sa mère regagnent leur ilôt dans le lagon mais le chef de Vieux-Touho se lance à leur poursuite...

a Les deux fruits sauvages
Nouvelle-Calédonie, Kokingone, 1971, Maurice Kodèm, Jean-Claude Rivierre

Les deux filles d'Ucidaan (bord de mer de Kokingone) partent de chez elles pour se promener et explorer les environs. Elles remontent un "creek", s'y installent et vivent ainsi à l'écart de leurs frères et de leur famille paternelle. Alors qu'elles sont à la pêche, elles avalent par inadvertance un fruit d'Ochrosia tombé dans leur épuisette. L'une et l'autre conçoivent un garcon qu'elles mettent au monde et qu'elles élèvent. Devenus grands les deux enfants sont dotés de frondes et de sagaies avec lesquelles ils partent chasser en direction du rivage... La suite du texte relate l'histoire de ces deux chasseurs semant la mort et la désolation chez leurs oncles. Maudits et rejetés par leurs mères, ils finiront par reprendre leur forme végétale première dans l'arbre dont ils sont issus.

a L'anguille des Wicè
Nouvelle-Calédonie, Nouméa, 1977, Tyéu Bwaawi, Jean-Claude Rivierre

Une anguille avale un enfant laissé dans son berceau près du cours d’eau des Wicè (lieu-dit situé sur la rive gauche de la Tipijé, en remontant vers le Paoué et Pamalé). Incommodée par l’enfant, l’anguille gagne la Tipijé, descend jusque dans l’embouchure puis elle longe la côte avant de s’engager dans la vallée de Hienghène. Elle remonte la rivière mais, coincée dans les cailloux, s’immobilise peu après Gavatch et périt sous les coups des jeunes gens qui l’ont aperçue. A l’intérieur de l’anguille, les habitants du lieu découvrent l’enfant mort. Les parts de l’anguille sont consommées sur place mais la mâchoire est renvoyée chez les Wicè.