La guerre entre les Qabardes et les Abzakhs doi


Lecture en continu :

Transcription par phrase
Phonologique

Traduction par phrase
fr
Transcription du texte complet


Traduction du texte complet
fr

həgˡ se mə-qqəsˀ˚esˡ̌tə-tχədeżer abzaχemre qqabartteyχemre yạ-zawe.
abzaχeχer yạnaḥapew təwbaḥašˡəybl yạˀ˚ew ze-čˡˀəp˚ˀe retˀəsəχəy čˡˀəg˚er zefərạwg˚ešˡəɣ
adek˚ˀer qq˚aččˡe yạṡˀəy retˀəsəɣeχ.
zə-mef-g˚erem wərəsχeme yạttəɣ˚ənew, yạɣapšˡəʎˀənew rek˚ˀaɣe-qqabarttey-šˡəwə-zawəle ašˡǧˡe blekˡˀəžˡərəy-betərew abzeχe-qq˚aččˡer yạʎeɣ˚əɣ.
qqabarttey-t˚ˀačˡˀe det-yạ-qq˚aččˡe rek˚ˀežˡəχəy « məšˡte məšˡtew ze-qq˚aččˡe qqattʎeɣ˚əɣ, ttəzedeź˚ɣak˚ˀəy a-qq˚aččˡem desəχer qqatteź˚ɣaḥ ! » yạ-ˀ˚aɣ.
šˡəwəyṡe-zawəle qqabartey-t˚ˀačˡˀem qqədekˡˀəχəy abzaχeχer yạḥanew qqak˚ˀaɣeχ.
ppčˡeḥa zeteweɣ˚əm qqəznesəχem, šˡəχeme yạpskˡˀeχəχəy zə-paˀa retˀəsəɣeχ.
abzaχeme aχer zyạʎeɣ˚əm « məχer sədə cˀəf-ʎˀewəzˡ̌ qqəzeź˚ɣaṡˀ ! " yạ-˚ˀəy nebǧəyt˚ˀ yạɣek˚ˀaɣ.
qqabartteyχeme, abzaχeme yạ-qq˚aččˡe zerecˀək˚ˀəm fešˡəgˡe pxate pərạməḥaw yạ-g˚ə yəʎer qqyạrạˀ˚aɣ.
šˡəwəyt˚ˀer qq˚aččˡem qqak˚ˀežˡəχəy :« qqak˚ˀaɣeχer qqabarteyəχ.
yạ-g˚ə yəʎer qq˚aččˡer zerạḥaner are » yạˀ˚aɣ.
ar zeχərạχəm аbzaχeχer retegˡəχəy ččˡešˡəm ze-qq˚elagˡe-g˚erem deḥaɣeχ.
qq˚elagˡem yəpegˡe dekˡˀəp˚ˀe yəməˀew, yə-qqədeḥap˚ˀe ze-šˡəw pemčˡˀəre rəymək˚ˀeś˚ənew, žˡabɣ˚ə-pakˡˀer k˚əwew, wədafeme wəqqədeməkˡˀəzˡə̌ś˚ənew, semeg˚-pakˡˀer ˀetəɣew, wəčˡˀəməkˡˀəś˚ənew šˡətəɣ.
abzaχeχer adek˚ˀəm deḥeχəy, yạ-wəžˡəgˡe qqak˚ˀeχereme zəpərəyqq˚ən-fedəyzəm naḥabe qqədeməḥanəm fešˡəgˡe ččˡəǧəχer ryạwpčˡˀəχəy ččˡəǧə-psaweχeme ryạpχəɣ.
mə-ččˡəǧəχer, kˡˀapser zepəwəpčˡˀərem , ɣ˚eg˚əm qqətafew ɣ˚eg˚er zepərəywəpčˡˀənəm fešˡəgˡe yạṡˀəɣ.
pčˡedəžˡ zex˚əm qqabartteyχer qq˚aččˡem deḥaɣeχ.
cˀəf zyạməɣ˚etəm abzaχeχer zerək˚ˀaɣe-ɣ˚eg˚er yạɣ˚etəy ɣ˚eg˚əm reyk˚ˀeχerəy-g˚ezəɣ˚e qq˚elagˡem deḥaɣeχ.
abzaχeχeme :« məšˡ naḥabe rex˚əχeme ttạpərəyqq˚ənep » yạ-ˀ˚əy qqabartteyχer zewəžˡe qq˚elagˡem qqədərạməɣaḥaχew ččˡəǧəχer qqərạɣafeχəɣeχ.
qqabartteyew qq˚elagˡem deḥaɣeχer t˚ˀew zepərạwəttəɣ.
yạ-zə-nəqq˚er abzaχeχeme yạ-pakˡˀe qqədenaɣ, yạ-zə-nəqq˚erəy qq˚elagˡem qqədeməḥaś˚əχew, yạ-ɣ˚əseχeme zedeməzeweś˚ənəχew qqanaɣeχ.
qqabartteyme ze-šˡəyšˡ yạχetətəy yạ-naḥacˡ̌ˀer abzaχeχeme yạ-pakˡˀe blekˡˀəɣeme qqyạχenaɣ.
ašˡ deḥaɣeχer abzaχeme dərạwəpčˡˀeteḥa zex˚əm naḥażəyt˚ˀəm :
« ttəy-šˡə-naḥa-čˡˀe qqəšˡəttənew ttək˚ˀəžˡəme ttəy-qq˚aččˡe desəχeme yạ-nape tešˡte ttyạtepʎešˡt ? » yạˀ˚əy
qq˚elagˡem dek˚ˀekˡˀəχəy , šˡer remək˚ˀeś˚ənew, yex˚ex˚eχme qq˚elagˡem deḥaś˚ənəχew ze-čˡˀəp˚ˀe yạɣ˚etəɣ.
ze-šˡəyt˚ˀer šˡəχer yạfəˀ˚əməḥanəχegˡe rešˡəneχəy, šˡəχeme yạ-neχer yạpχəy kˡˀepsəm tesew šˡəχer ryạɣex˚ex˚eχəɣ.
ze-šˡəyt˚ˀer abzaχeχeme zyạχaḥaχem yạ-šˡə-naḥa-čˡˀe pšˡəpəgˡənəmgˡe yạˀatəɣew yạʎeɣ˚əɣ.
yạ-šˡə-naḥa-čˡˀəy yə-šˡə-naḥa-żəχer qqak˚ˀaɣeχew zyeʎeɣ˚əm, yạ-šˡə yạ-zerəm : « Boroqq˚ ! Boroqq˚ ! » yəˀ˚əy yegˡaɣ.
« "ḥay-cˀək˚ˀ, ḥay-cˀək˚ˀ !" qqəsepˀ˚ešˡtəɣ, həgˡ we naḥeya sə-naḥa-yənə-bæ ? ! » yəˀ˚aɣ.
abzaχeχeme ašˡ deḥaɣeχer zepsewrəy yạwəkˡˀəɣ.
qq˚elagˡem qqədeməḥaṡ˚əɣe-qqabartteyχerəy zạɣezežˡəy rek˚ˀežˡəɣeχ.
abzaχeχer yạ-qq˚aččˡe qqəzek˚ˀežˡəχem, zawem yạχemətəɣew zə-ˀanćć˚eqq˚e-čˡˀale-g˚ereme qq˚aččˡem qqəzedeḥažˡəɣeχ.
čˡˀalem, abzaχeχeme qqabartteyχeme qqyạtərạχəɣe-qqameχer, sef˚eχer zyeʎeɣ˚əm : « məχer tede qqəyṡ˚χəɣeχ ? » yəˀ˚əy yạwəpčˡˀəɣ.
adereχeməy rex˚əɣe-psewer qqərạˀ˚aɣ.
ašˡ qqəznewəžˡə čˡˀaler yə-šˡə tetˀəsḥəy qqabartteyχeme yạ-wəžˡ yəḥaɣ.
qqabartteyχer mefəyt˚ˀəm ɣ˚eg˚ə rəyk˚ˀeχəy, bžˡedəɣ˚-χeɣeg˚əm nesəžˡəχəy ż˚enek˚ˀe-kˡet-g˚erem čˡˀeḥaχəy reččˡəyaɣeχ.
ʎˀəχer zeχeččˡəyaḥəɣeχew, šˡəχerəy wəccəm χetew abzaχe-čˡˀaler zyạčˡˀeḥam, reččˡəyere-ʎˀəχeme ppčˡer qqyạtərəyṡˀaḥəy kˡetəm maś˚ˀe rəytəy, yəɣestəy, yạ-šˡəχer qqəyfəy qqak˚ˀežəɣ.
yə-qq˚aččˡe šˡəχer qqəyfew qqəzdeḥam yə-qq˚aččˡe desəχeme « mə-šˡəχer tede qqəypfəɣeχ ? » yạˀ˚əy qqyewəpčˡˀəɣeχ.
čˡˀalem : « qqabartteyχer bžˡedəɣ˚-χeɣeg˚əm yətəχew syạčˡˀaḥəy zɣestəɣeχ » zyạrəyˀ˚em, aχeme « we mexagˡe wəx˚əɣ !
tte qqəttezewaɣeχetəy ttəwəkˡˀəɣаɣeχ.
we reččˡəyere-bəsləmenəχeme maś˚ˀe yạptəy bɣestəɣeχ.
we mexagˡe wəx˚əɣ ! » yạˀ˚əy abzaχeme ˀanćć˚eqq˚e-čˡˀaler zəχərạfəɣ.
ašˡ qqəznewəžˡə cˀəfəme zədərạməɣašˡχew, yạ-wəne ryạməɣaḥažˡew rex˚əɣ.
čˡˀaler a-χeɣeg˚əm yəməsəžˡəś˚ew zex˚əm yewəy bəwxarem rek˚ˀəy, ašˡəgˡe kˡabem rek˚ˀeχereme yạχaḥəy, yạdek˚ˀaɣ.
kˡabem ze-yəʎesərew , yəʎesəyt˚ˀərew qqatəy, ḥaǰˡə-šˡəɣenəχer šˡəɣew yə-qq˚aččˡe qqak˚ˀežˡəɣ.
abzaχeme qqəzyạχaḥažˡəm « tede wəšˡəˀaɣ ?, həgˡ-nesə səd pṡˀaɣe ? » yạˀ˚ew qqəzyewəpčˡˀəχem
« se kˡabem sək˚ˀəy ḥaǰˡew səx˚əɣ.
səy-g˚enaḥaχer qqəsfərạɣ˚əžˡəɣ » zyeˀ˚em abzaχeχeməy čˡˀaler qqəzχərạɣaḥažˡəy qqəfərạšˡaɣ.
čˡˀalem čˡˀale qqəzfex˚əm « ḥaǰˡəməqq˚e » sˀe fərạṡˀəɣ.
ašˡ qqəznewəžˡə čˡˀalem yə-ʎeqq˚asˀem « ḥaǰˡəməqq˚e ʎˀaqq˚e ˀanćć˚eqq˚ » ryạˀ˚ežˡəɣ.
L’histoire que je vais raconter maintenant traite de la guerre entre les Abzakhs el les Qabardes.
Jadis, les Abzakhs, s’étant établis dans un endroit qu’ils appelaient Toubahachibl et ayant partagé les terres entre eux,
y firent un village et s’établirent.
Un jour, quelques cavaliers qabardes qui passaient par là en allant voler les Russes, pour en faire des esclaves, aperçurent le villages Abzakh.
Au retour dans leur village qui se situait dans la région de Qabartey-Toatche, ils racontèrent : « Ainsi et ainsi, nous avons vu un village, envoyez-y nous ensemble et faites-nous en ramener les habitants ».
Quelques centaines des cavaliers ayant quitté Qabartey-Toatche, ils vinrent emmener les Abzakhs.
Lorsqu’ils arrivèrent, vers le crépuscule, ils sautèrent des chevaux et s’assirent à un endroit.
Les Abzakhs, les apercevant, se dirent : « Apprenons qui sont ces gens-là ! » et ils y envoyèrent deux personnes.
Et parce que le village des Abzakhs était petit, les Qabardes les traitèrent en quantité négligeable et leur dirent leur intention.
Les deux cavaliers, revenant au village : « Ce sont des Qabardes, dirent-ils.
Leur intention est d’emmener le village ».
Ayant entendu cela, les Abzakhs se levèrent et entrèrent, la nuit, dans une vallée profonde.
La vallée ne possédait pas de sortie et l’entrée ne laissait passer qu’un seul cavalier à la fois ; à droite, un précipice dont on ne pouvait plus sortir une fois tombé dedans ; à gauche, une paroi abrupte, impraticable ; telle était la vallée.
Les Abzakhs y entrèrent, et pour qu’il n’y puisse entrer qu’autant de leurs poursuivants qu’ils pourraient en vaincre, ils coupèrent des arbres et les attachèrent à des arbres vivants.
Ils firent cela pour que ces arbres, en tombant sur le chemin lorsqu’ils couperont les liens, coupent la route.
Lorsque le matin vint, les Qabardes entrèrent dans le village.
N’ayant trouvé personne, ils trouvèrent le chemin qu’ont pris les Abzakhs, et tout en le suivant, ils entrèrent dans la vallée.
Les Abzakhs se dirent : « S’ils deviennent plus nombreux que cela, nous ne pourrons pas les vaincre. » Et sans laisser tous les Qabardes entrer dans la vallée, ils firent retomber les arbres.
Ils coupèrent en deux les Qabardes qui sont entrés dans la vallée.
Une partie resta du côté des Abzakhs, l’autre partie resta sans pouvoir entrer dans la vallée, sans pouvoir lutter aux côté de leurs amis.
Il y avait, parmi les Qabardes, trois frères ; leur cadet resta parmi ceux qui sont passés du côté des Abzakhs.
Lorsque les Abzakhs commencèrent à massacrer ceux qui étaient entrés dans la vallée, les deux frères aînés dirent :
« Si nous partons en laissant là notre cadet, comment pourrons-nous regarder en face les habitants de notre village ? » Et
ayant contourné la vallée, ils trouvèrent un endroit, quoique impraticable pour les chevaux, mais où ils pouvaient entrer dans la vallée en glissant.
Ayant peur que les chevaux se refusent à y entrer, les deux frères leur bandèrent les yeux, et assis à l’extrémité de leurs croupes, ils firent glisser les chevaux.
Lorsque les deux frères se mêlèrent à la masse des Abzakhs, ils aperçurent leur frère cadet, soulevé au bout d’une baïonnette.
Le frère cadet, de son côté, lorsqu’il vit que ses deux frères aînés l’ont rejoint, cria à l’un d’eux : « Borok ! Borok !
Tu me disais “petit merdeux ! petit merdeux !”, ne suis-je pas plus grand que toi maintenant !? » dit-il.
Les Abzakhs tuèrent tous ceux qui y sont entrés.
Quant aux Qabardes qui ne purent pas entrer dans la vallée, ils se retournèrent et s’en furent.
Lorsque les Abzakhs revinrent dans leur village, ils y entrèrent ensemble avec un certain jeune homme Antsoko qui n’était pas avec eux à la guerre.
Lorsque le garçon vit les poignards et les épées que les Abzakhs avaient pris aux Qabardes, il leur demanda : « Où avez-vous pris tout cela ? »
Et les autres lui racontèrent ce qui s’était passé.
Après cela, le garçon monta sur son cheval et s’en fut poursuivre les Qabardes.
Après deux jours de chemin, les Qabardes arrivèrent au pays des Bjedoukhs ; là, ils entrèrent dans une cabane et s’endormirent
Pendant que ces hommes dormaient, couchés en désordre, au hasard, et que les chevaux se reposaient dans l’herbe, le garçon abzakh les rejoignit, fixa solidement la porte sur eux, mit le feu à la cabane, les brûla, et ayant pris leurs chevaux, il revint.
Lorsqu’il entra dans son village en poussant les chevaux devant lui, les habitants de son village lui demandèrent : « Où as-tu pris ces chevaux ? »
Le garçon leur répondit : « Pendant que les Qabardes étaient dans le pays des Bjedoukhs, je les ai rejoints et je les ai brûlés. » Mais ceux-ci lui répliquèrent : « Tu es un assassin !
Nous, ils nous ont attaqués et nous les avons donc tués.
Toi, tu as mis le feu à des musulmans qui dormaient et tu les a brûlés.
Tu es un assassin ! » dirent-ils, et ils chassèrent le fils Antsoko de leurs rangs.
Après cela, les gens ne voulaient pas manger à la même table que lui, ils ne le laissaient plus entrer chez eux.
Lorsque sa situation devint telle qu’il ne pouvait plus rester dans ce pays, le garçon s’enfuit ; il alla à Boukhara et là il se joignit aux gens qui allaient à la Kaaba et partit avec eux.
Il resta à la Kaaba un an ou deux, puis, habillé en hādjī, il revint dans son village.
Lorsqu’il retourna parmi les Abzakhs, et que ceux-ci le questionnèrent : « Où étais-tu ? qu’as-tu fait jusqu’à maintenant ? »
« Je suis allé à la Kaaba et je suis devenu hādjī.
Et on m’a pardonné mes péchés » leur répondit-il ; alors les Abzakhs l’acceptèrent de nouveau parmi eux et le marièrent.
Lorsqu’un garçon lui est né, on lui donna le nom de « fils de hādjī ».
Par la suite, le nom clanique du garçon devint « Antsoko, de la lignée des Fils-de-hādjī ».

S1 doi

stop écouter
həgˡ se mə-qqəsˀ˚esˡ̌tə-tχədeżer abzaχemre qqabartteyχemre yạ-zawe.
хыг сэ мыкъэсIуэшты-тхыдэжъэр абзахэмрэ къабартэихэмырэ язау.

L’histoire que je vais raconter maintenant traite de la guerre entre les Abzakhs el les Qabardes.

S2 doi

stop écouter
abzaχeχer yạnaḥapew təwbaḥašˡəybl yạˀ˚ew ze-čˡˀəp˚ˀe retˀəsəχəy čˡˀəg˚er zefərạwg˚ešˡəɣ
абзахэхэр янахьапо тыубахьашыбл яIуо зы-чIыпуIэ рытIсыхи чIыгуэр зэфыраугуэшгъ

Jadis, les Abzakhs, s’étant établis dans un endroit qu’ils appelaient Toubahachibl et ayant partagé les terres entre eux,

S3 doi

stop écouter
adek˚ˀer qq˚aččˡe yạṡˀəy retˀəsəɣeχ.
адэкIуэр къуачIэ яшIыи рэтIысыгъэх.

y firent un village et s’établirent.

S4 doi

stop écouter
zə-mef-g˚erem wərəsχeme yạttəɣ˚ənew, yạɣapšˡəʎˀənew rek˚ˀaɣe-qqabarttey-šˡəwə-zawəle ašˡǧˡe blekˡˀəžˡərəy-betərew abzeχe-qq˚aččˡer yạʎeɣ˚əɣ.
зымафэ-гуэрэм уырысыхэмэ ятыгъуыно, ягъэпшылъыно рэкIуагъэ-къэбартэи-шыуы-заулэ ашгэ блэкIыжырыи-бэтырэо абзэхэ-къуачIэр ялъэгъуыгъ.

Un jour, quelques cavaliers qabardes qui passaient par là en allant voler les Russes, pour en faire des esclaves, aperçurent le villages Abzakh.

S5 doi

stop écouter
qqabarttey-t˚ˀačˡˀe det-yạ-qq˚aččˡe rek˚ˀežˡəχəy « məšˡte məšˡtew ze-qq˚aččˡe qqattʎeɣ˚əɣ, ttəzedeź˚ɣak˚ˀəy a-qq˚aččˡem desəχer qqatteź˚ɣaḥ ! » yạ-ˀ˚aɣ.
къабартэи-туIачIэ дэт-якъуачIэ рэкIуэжыхи « мэштэ мэшто зы-къуачIэ къатлъэгъуыгъ, тызэдэжъугъакIи акъуачIэм дэсыхэр къатэжъугъахь ! »яIуагъ.

Au retour dans leur village qui se situait dans la région de Qabartey-Toatche, ils racontèrent : « Ainsi et ainsi, nous avons vu un village, envoyez-y nous ensemble et faites-nous en ramener les habitants ».

S6 doi

stop écouter
šˡəwəyṡe-zawəle qqabartey-t˚ˀačˡˀem qqədekˡˀəχəy abzaχeχer yạḥanew qqak˚ˀaɣeχ.
шыуишъэ-заулэ къабартэи-туIачIэм къыдэкIыхи абзахэхэр яхьано къкIуагъэх.

Quelques centaines des cavaliers ayant quitté Qabartey-Toatche, ils vinrent emmener les Abzakhs.

S7 doi

stop écouter
ppčˡeḥa zeteweɣ˚əm qqəznesəχem, šˡəχeme yạpskˡˀeχəχəy zə-paˀa retˀəsəɣeχ.
пчыхьа зэтэуэгъуым къызнэсыхэм , шыхэмэ япскIэхыхи зы-паIэ рэтIысыгъэх.

Lorsqu’ils arrivèrent, vers le crépuscule, ils sautèrent des chevaux et s’assirent à un endroit.

S8 doi

stop écouter
abzaχeme aχer zyạʎeɣ˚əm « məχer sədə cˀəf-ʎˀewəzˡ̌ qqəzeź˚ɣaṡˀ ! " yạ-˚ˀəy nebǧəyt˚ˀ yạɣek˚ˀaɣ.
абзахэмэ ахэр зялъэгъуым « мыхэр сыды цIыф-лъэуыж къызэжъугъашI ! » яIуи нэбгьитIу ягъэкIуагъ.

Les Abzakhs, les apercevant, se dirent : « Apprenons qui sont ces gens-là ! » et ils y envoyèrent deux personnes.

S9 doi

stop écouter
qqabartteyχeme, abzaχeme yạ-qq˚aččˡe zerecˀək˚ˀəm fešˡəgˡe pxate pərạməḥaw yạ-g˚ə yəʎer qqyạrạˀ˚aɣ.
къбартэихэмэ, абзахэмэ якъуачIэ зэрэцIым фэшыгэ пхъатэ пырамыхьо ягуы илъэр къяраIуагъ.

Et parce que le village des Abzakhs était petit, les Qabardes les traitèrent en quantité négligeable et leur dirent leur intention.

S10 doi

stop écouter
šˡəwəyt˚ˀer qq˚aččˡem qqak˚ˀežˡəχəy :« qqak˚ˀaɣeχer qqabarteyəχ.
шыуитIэр къуачIэм къакуIэжыхи: « къэкуIагъэхэр къабартэих.

Les deux cavaliers, revenant au village : « Ce sont des Qabardes, dirent-ils.

S11 doi

stop écouter
yạ-g˚ə yəʎer qq˚aččˡer zerạḥaner are » yạˀ˚aɣ.
ягуы еилъэр къуачIэр зерахьанэр арэ » яIуагъ.

Leur intention est d’emmener le village ».

S12 doi

stop écouter
ar zeχərạχəm аbzaχeχer retegˡəχəy ččˡešˡəm ze-qq˚elagˡe-g˚erem deḥaɣeχ.
ар зэхырахым абзахэхэр рэтэгэхи чэшым зэ-къуэлагэ-гуэрэм дэхьагъэх.

Ayant entendu cela, les Abzakhs se levèrent et entrèrent, la nuit, dans une vallée profonde.

S13 doi

stop écouter
qq˚elagˡem yəpegˡe dekˡˀəp˚ˀe yəməˀew, yə-qqədeḥap˚ˀe ze-šˡəw pemčˡˀəre rəymək˚ˀeś˚ənew, žˡabɣ˚ə-pakˡˀer k˚əwew, wədafeme wəqqədeməkˡˀəzˡə̌ś˚ənew, semeg˚-pakˡˀer ˀetəɣew, wəčˡˀəməkˡˀəś˚ənew šˡətəɣ.
къуэлажэм иыпэгэ дэкIыпуIэ имыIо, иыкъыдэхьапуIэ зышыу пэмчIырэ рыимыкуIэшъуыно, жабгъы-пакIэр куыо, уыдафэмэ уыкъдэмкIжышъуыно, сэмэгъу-пакIэр Iэтыгъо, уычIымыкIуэшъуыно шытыгъ.

La vallée ne possédait pas de sortie et l’entrée ne laissait passer qu’un seul cavalier à la fois ; à droite, un précipice dont on ne pouvait plus sortir une fois tombé dedans ; à gauche, une paroi abrupte, impraticable ; telle était la vallée.

S14 doi

stop écouter
abzaχeχer adek˚ˀəm deḥeχəy, yạ-wəžˡəgˡe qqak˚ˀeχereme zəpərəyqq˚ən-fedəyzəm naḥabe qqədeməḥanəm fešˡəgˡe ččˡəǧəχer ryạwpčˡˀəχəy ččˡəǧə-psaweχeme ryạpχəɣ.
абзахэхэр адэкуIым , яуыжыгэ къакIуэхэрэмэ зыпырикъуын-фэдизым нахьэ къыдэмыхьаным фэшыгэ чыгьыхэр ряуыпчIыхи чыгьы-псаухэмэ ряпхыгъ.

Les Abzakhs y entrèrent, et pour qu’il n’y puisse entrer qu’autant de leurs poursuivants qu’ils pourraient en vaincre, ils coupèrent des arbres et les attachèrent à des arbres vivants.

S15 doi

stop écouter
mə-ččˡəǧəχer, kˡˀapser zepəwəpčˡˀərem , ɣ˚eg˚əm qqətafew ɣ˚eg˚er zepərəywəpčˡˀənəm fešˡəgˡe yạṡˀəɣ.
мы-чыгыхэр, кIапсэр зыпыуыпчIырэм, гъуэгуым къытафо гъуэгуэр зэпыриуыпчIыным фэшыгэ яшIыгъ.

Ils firent cela pour que ces arbres, en tombant sur le chemin lorsqu’ils couperont les liens, coupent la route.

S16 doi

stop écouter
pčˡedəžˡ zex˚əm qqabartteyχer qq˚aččˡem deḥaɣeχ.
пчэдыж зэхъуым къабартэихэр къуачIэм дэхьагъэх.

Lorsque le matin vint, les Qabardes entrèrent dans le village.

S17 doi

stop écouter
cˀəf zyạməɣ˚etəm abzaχeχer zerək˚ˀaɣe-ɣ˚eg˚er yạɣ˚etəy ɣ˚eg˚əm reyk˚ˀeχerəy-g˚ezəɣ˚e qq˚elagˡem deḥaɣeχ.
цъэф зямылъэгъуым абзахэхэр зэрикIуагъэ-гъуэгуэр ягъуэти гъуэгуым рэикIэхэри-гуэзэгъуэ къуэлагэм дэхьагъэх.

N’ayant trouvé personne, ils trouvèrent le chemin qu’ont pris les Abzakhs, et tout en le suivant, ils entrèrent dans la vallée.

S18 doi

stop écouter
abzaχeχeme :« məšˡ naḥabe rex˚əχeme ttạpərəyqq˚ənep » yạ-ˀ˚əy qqabartteyχer zewəžˡe qq˚elagˡem qqədərạməɣaḥaχew ččˡəǧəχer qqərạɣafeχəɣeχ.
абзахэхэмэ « мыш нахьабэ рэхъуыхэмэ тапырикъуынэп »яIуи къабартэихэр зэуыжэ къуэлaгэм къыдырамыгъахьахо чыгьыхэр къырагъафэхыгъэх.

Les Abzakhs se dirent : « S’ils deviennent plus nombreux que cela, nous ne pourrons pas les vaincre. » Et sans laisser tous les Qabardes entrer dans la vallée, ils firent retomber les arbres.

S19 doi

stop écouter
qqabartteyew qq˚elagˡem deḥaɣeχer t˚ˀew zepərạwəttəɣ.
къабартэио къуэлaгэм дэхьагъэхэр тIыо зэпырауытыгъ.

Ils coupèrent en deux les Qabardes qui sont entrés dans la vallée.

S20 doi

stop écouter
yạ-zə-nəqq˚er abzaχeχeme yạ-pakˡˀe qqədenaɣ, yạ-zə-nəqq˚erəy qq˚elagˡem qqədeməḥaś˚əχew, yạ-ɣ˚əseχeme zedeməzeweś˚ənəχew qqanaɣeχ.
языныкъуэр абзахэхэмэ япакIэ къыдэнагъ, языныкъуэр къуэлагэм къыдэмыхьэшъуыхо, ягъуысэхэмэ зэдэмызэуэшъуыныхо къанагъэх.

Une partie resta du côté des Abzakhs, l’autre partie resta sans pouvoir entrer dans la vallée, sans pouvoir lutter aux côté de leurs amis.

S21 doi

stop écouter
qqabartteyme ze-šˡəyšˡ yạχetətəy yạ-naḥacˡ̌ˀer abzaχeχeme yạ-pakˡˀe blekˡˀəɣeme qqyạχenaɣ.
къбартэимэ зэшыиш яхэтыти янхьачIэр абзахэхэмэ япакIэ блэкIыгъэмэ къяхэнагъ.

Il y avait, parmi les Qabardes, trois frères ; leur cadet resta parmi ceux qui sont passés du côté des Abzakhs.

S22 doi

stop écouter
ašˡ deḥaɣeχer abzaχeme dərạwəpčˡˀeteḥa zex˚əm naḥażəyt˚ˀəm :
аш дэхьагъэхэр абзахэмэ дырауыпчIэтэхьа зэхъуым нахьажъитIуым :

Lorsque les Abzakhs commencèrent à massacrer ceux qui étaient entrés dans la vallée, les deux frères aînés dirent :

S23 doi

stop écouter
« ttəy-šˡə-naḥa-čˡˀe qqəšˡəttənew ttək˚ˀəžˡəme ttəy-qq˚aččˡe desəχeme yạ-nape tešˡte ttyạtepʎešˡt ? » yạˀ˚əy
« тишынахьачIэ къышытыно тыкIэжымэ тикъуачIэ дэсыхэмэ янапэ тэштэ тятеплъэшт ? » яIуи

« Si nous partons en laissant là notre cadet, comment pourrons-nous regarder en face les habitants de notre village ? » Et

S24 doi

stop écouter
qq˚elagˡem dek˚ˀekˡˀəχəy , šˡer remək˚ˀeś˚ənew, yex˚ex˚eχme qq˚elagˡem deḥaś˚ənəχew ze-čˡˀəp˚ˀe yạɣ˚etəɣ.
къуэлагэм дэкIуэкIыхи, шэр рэмыкIуэшъуыно, ихъуэхъуэхэмэ къуэлагэм дэхьэшъуынхо зычIапIуэ ягъуэтыгъ.

ayant contourné la vallée, ils trouvèrent un endroit, quoique impraticable pour les chevaux, mais où ils pouvaient entrer dans la vallée en glissant.

S25 doi

stop écouter
ze-šˡəyt˚ˀer šˡəχer yạfəˀ˚əməḥanəχegˡe rešˡəneχəy, šˡəχeme yạ-neχer yạpχəy kˡˀepsəm tesew šˡəχer ryạɣex˚ex˚eχəɣ.
зэшитIуэр шыхэр яфыIуымыхьангэ рэшынэхи, шыхэмэ янэхэр япхи кIэпсым теисо шыхэр рягъэхъуэхьуэхыгъ.

Ayant peur que les chevaux se refusent à y entrer, les deux frères leur bandèrent les yeux, et assis à l’extrémité de leurs croupes, ils firent glisser les chevaux.

S26 doi

stop écouter
ze-šˡəyt˚ˀer abzaχeχeme zyạχaḥaχem yạ-šˡə-naḥa-čˡˀe pšˡəpəgˡənəmgˡe yạˀatəɣew yạʎeɣ˚əɣ.
зэшитIуэр абзахэхэмэ зяхахьэхэм яшынахьачIэ пшыпыгэнымгэ яIэтыгъо ялъэгъуыгъ.

Lorsque les deux frères se mêlèrent à la masse des Abzakhs, ils aperçurent leur frère cadet, soulevé au bout d’une baïonnette.

S27 doi

stop écouter
yạ-šˡə-naḥa-čˡˀəy yə-šˡə-naḥa-żəχer qqak˚ˀaɣeχew zyeʎeɣ˚əm, yạ-šˡə yạ-zerəm : « Boroqq˚ ! Boroqq˚ ! » yəˀ˚əy yegˡaɣ.
яшынахьчIи ишынахьжъыхэр къэкIуагъэхо зеилъэгъуым,яшы язэрэм : " Борокъо ! Борокъо ! " иIуи егъагъ.

Le frère cadet, de son côté, lorsqu’il vit que ses deux frères aînés l’ont rejoint, cria à l’un d’eux : « Borok ! Borok !

S28 doi

stop écouter
« "ḥay-cˀək˚ˀ, ḥay-cˀək˚ˀ !" qqəsepˀ˚ešˡtəɣ, həgˡ we naḥeya sə-naḥa-yənə-bæ ? ! » yəˀ˚aɣ.
"хьаицIыкIу , хьаицIыкIy ! " къысэпIуэштыгъ, хьыж уэ нахьэиа сынaхьаыиныба ? ! » иIуагъ.

Tu me disais “petit merdeux ! petit merdeux !”, ne suis-je pas plus grand que toi maintenant !? » dit-il.

S29 doi

stop écouter
abzaχeχeme ašˡ deḥaɣeχer zepsewrəy yạwəkˡˀəɣ.
абзахэхэмэ аш дэхьагъэхэр зэпсэури яуычIыгъ.

Les Abzakhs tuèrent tous ceux qui y sont entrés.

S30 doi

stop écouter
qq˚elagˡem qqədeməḥaṡ˚əɣe-qqabartteyχerəy zạɣezežˡəy rek˚ˀežˡəɣeχ.
къуэлагэм къыдэмхьэшъуыгъэ къабартэихэри загъзэжи рэкIуэжыгъэх.

Quant aux Qabardes qui ne purent pas entrer dans la vallée, ils se retournèrent et s’en furent.

S31 doi

stop écouter
abzaχeχer yạ-qq˚aččˡe qqəzek˚ˀežˡəχem, zawem yạχemətəɣew zə-ˀanćć˚eqq˚e-čˡˀale-g˚ereme qq˚aččˡem qqəzedeḥažˡəɣeχ.
абзахэхэр якъуачIэ къызэкIуэжыхэм , зауэм яхэмытыгъо зыанчуэкъуэ чIалэгуэрэм къуачIэм къызэдэхьажыгъэх.

Lorsque les Abzakhs revinrent dans leur village, ils y entrèrent ensemble avec un certain jeune homme Antsoko qui n’était pas avec eux à la guerre.

S32 doi

stop écouter
čˡˀalem, abzaχeχeme qqabartteyχeme qqyạtərạχəɣe-qqameχer, sef˚eχer zyeʎeɣ˚əm : « məχer tede qqəyṡ˚χəɣeχ ? » yəˀ˚əy yạwəpčˡˀəɣ.
чIалэм, абзахэхэмэ къабартэихэмэ къятырахыгъэ къамэхэр, сэфуэхэр зэилъэгъуым :« мыхэр тэдэ къишъухэгъэх ? » иIуи яуыпчIыгъ.

Lorsque le garçon vit les poignards et les épées que les Abzakhs avaient pris aux Qabardes, il leur demanda : « Où avez-vous pris tout cela ? »

S33 doi

stop écouter
adereχeməy rex˚əɣe-psewer qqərạˀ˚aɣ.
адэрэхэми рэхъугъэ-псэуэр къыраIуагъ.

Et les autres lui racontèrent ce qui s’était passé.

S34 doi

stop écouter
ašˡ qqəznewəžˡə čˡˀaler yə-šˡə tetˀəsḥəy qqabartteyχeme yạ-wəžˡ yəḥaɣ.
аш къызнэуыжы чIалэр ишы тэитIысхьи къабартэихэмэ яуыж иыхьагъ.

Après cela, le garçon monta sur son cheval et s’en fut poursuivre les Qabardes.

S35 doi

stop écouter
qqabartteyχer mefəyt˚ˀəm ɣ˚eg˚ə rəyk˚ˀeχəy, bžˡedəɣ˚-χeɣeg˚əm nesəžˡəχəy ż˚enek˚ˀe-kˡet-g˚erem čˡˀeḥaχəy reččˡəyaɣeχ.
къабартэихэр мэфитIуым гъуэгуы рыкIуэхи , бжъэдыгъу-хэгъэгуым нэсыжыхи жъуэнэкIуэ-кэт-гуэрэм чIэхьахи рэчIыягъэх.

Après deux jours de chemin, les Qabardes arrivèrent au pays des Bjedoukhs ; là, ils entrèrent dans une cabane et s’endormirent

S36 doi

stop écouter
ʎˀəχer zeχeččˡəyaḥəɣeχew, šˡəχerəy wəccəm χetew abzaχe-čˡˀaler zyạčˡˀeḥam, reččˡəyere-ʎˀəχeme ppčˡer qqyạtərəyṡˀaḥəy kˡetəm maś˚ˀe rəytəy, yəɣestəy, yạ-šˡəχer qqəyfəy qqak˚ˀežəɣ.
лъыхэр зэхэчIиэхьыгъэхо, шыхэри уысым хэто абзахэ-чIалэр зячIахьэм, рэчIиэрэ-лъыхэмэ пчэр къатришIэхьи кэтым машъIуэ рытыи, игъэсти, яшыхэр къыифи къэкIуэжыгъ.

Pendant que ces hommes dormaient, couchés en désordre, au hasard, et que les chevaux se reposaient dans l’herbe, le garçon abzakh les rejoignit, fixa solidement la porte sur eux, mit le feu à la cabane, les brûla, et ayant pris leurs chevaux, il revint.

S37 doi

stop écouter
yə-qq˚aččˡe šˡəχer qqəyfew qqəzdeḥam yə-qq˚aččˡe desəχeme « mə-šˡəχer tede qqəypfəɣeχ ? » yạˀ˚əy qqyewəpčˡˀəɣeχ.
якъуачIэ шыхэр къифо къыздахьaм иыкъуачIэ дэсыхэмэ :« мышыхэр тэдэ къипфыгъэх ? »яIуи къеиуыпчIыгъэх.

Lorsqu’il entra dans son village en poussant les chevaux devant lui, les habitants de son village lui demandèrent : « Où as-tu pris ces chevaux ? »

S38 doi

stop écouter
čˡˀalem : « qqabartteyχer bžˡedəɣ˚-χeɣeg˚əm yətəχew syạčˡˀaḥəy zɣestəɣeχ » zyạrəyˀ˚em, aχeme « we mexagˡe wəx˚əɣ !
чIалэм :« къабартэихэр бжъэдыгъу-хэгъэгуым итыхо сячIахьи згъэстыгъэх " зареиIуэм , ахэмэ " уэ махъагэ уыхъуыгъ !

Le garçon leur répondit : « Pendant que les Qabardes étaient dans le pays des Bjedoukhs, je les ai rejoints et je les ai brûlés. » Mais ceux-ci lui répliquèrent : « Tu es un assassin !

S39 doi

stop écouter
tte qqəttezewaɣeχetəy ttəwəkˡˀəɣаɣeχ.
тэ къытэзэуагъэхэти тыуыкIыгъагъэх ;

Nous, ils nous ont attaqués et nous les avons donc tués.

S40 doi

stop écouter
we reččˡəyere-bəsləmenəχeme maś˚ˀe yạptəy bɣestəɣeχ.
уэ рэчыиэрэ-быслымэнхэмэ машъIуэ япти бгъэстыгъэх.

Toi, tu as mis le feu à des musulmans qui dormaient et tu les a brûlés.

S41 doi

stop écouter
we mexagˡe wəx˚əɣ ! » yạˀ˚əy abzaχeme ˀanćć˚eqq˚e-čˡˀaler zəχərạfəɣ.
уэ мэхъагэ уыхъуыгъ ! " яIуи абзахэмэ aнчуэкъуэ-чIалэр зыхырафыгъ.

Tu es un assassin ! » dirent-ils, et ils chassèrent le fils Antsoko de leurs rangs.

S42 doi

stop écouter
ašˡ qqəznewəžˡə cˀəfəme zədərạməɣašˡχew, yạ-wəne ryạməɣaḥažˡew rex˚əɣ.
аш къызнэуыжы цIыфымэ зыдырамгъашхо, яуынэ рямыгъахьажо рэхъyыгъ.

Après cela, les gens ne voulaient pas manger à la même table que lui, ils ne le laissaient plus entrer chez eux.

S43 doi

stop écouter
čˡˀaler a-χeɣeg˚əm yəməsəžˡəś˚ew zex˚əm yewəy bəwxarem rek˚ˀəy, ašˡəgˡe kˡabem rek˚ˀeχereme yạχaḥəy, yạdek˚ˀaɣ.
чIалэр ахэгъэгуым иымысыжышъо зэхъуым еуыи Баухъарэм рэикIуи, ашгэ кабэм рекIуэхэрэмэ яхахьыи ядэкIуагъ.

Lorsque sa situation devint telle qu’il ne pouvait plus rester dans ce pays, le garçon s’enfuit ; il alla à Boukhara et là il se joignit aux gens qui allaient à la Kaaba et partit avec eux.

S44 doi

stop écouter
kˡabem ze-yəʎesərew , yəʎesəyt˚ˀərew qqatəy, ḥaǰˡə-šˡəɣenəχer šˡəɣew yə-qq˚aččˡe qqak˚ˀežˡəɣ.
кабэм зилъэсыро, иылъэсыитIыро къати, хьэджы-шгъыныхэр шыгъо якъуачIэ къэкIуэжыгъ.

Il resta à la Kaaba un an ou deux, puis, habillé en hādjī, il revint dans son village.

S45 doi

stop écouter
abzaχeme qqəzyạχaḥažˡəm « tede wəšˡəˀaɣ ?, həgˡ-nesə səd pṡˀaɣe ? » yạˀ˚ew qqəzyewəpčˡˀəχem
абзахэмэ къызяхэхьажым « тэдэ уышыIагъ ?, хьыг-нэсы сыд пшъIагъэ ? » яIуи къызеиуыпчIыхэм

Lorsqu’il retourna parmi les Abzakhs, et que ceux-ci le questionnèrent : « Où étais-tu ? qu’as-tu fait jusqu’à maintenant ? »

S46 doi

stop écouter
« se kˡabem sək˚ˀəy ḥaǰˡew səx˚əɣ.
« сэ кабэм сыкIуи хьаджо сыхъуыгъ.

« Je suis allé à la Kaaba et je suis devenu hādjī.

S47 doi

stop écouter
səy-g˚enaḥaχer qqəsfərạɣ˚əžˡəɣ » zyeˀ˚em abzaχeχeməy čˡˀaler qqəzχərạɣaḥažˡəy qqəfərạšˡaɣ.
сыигуэнэхьыхэр къысфырагуыжыгъ »зыиIуэм абзахэхэми чIалэр къызхырагъахьажи къыфырашагъ.

Et on m’a pardonné mes péchés » leur répondit-il ; alors les Abzakhs l’acceptèrent de nouveau parmi eux et le marièrent.

S48 doi

stop écouter
čˡˀalem čˡˀale qqəzfex˚əm « ḥaǰˡəməqq˚e » sˀe fərạṡˀəɣ.
чIалэм чIалэ къызфэхьуым « хьаджымыкъуэ » цIэ фырашIыгъ.

Lorsqu’un garçon lui est né, on lui donna le nom de « fils de hādjī ».

S49 doi

stop écouter
ašˡ qqəznewəžˡə čˡˀalem yə-ʎeqq˚asˀem « ḥaǰˡəməqq˚e ʎˀaqq˚e ˀanćć˚eqq˚ » ryạˀ˚ežˡəɣ.
аш къызнеуыжы чIалэм илъэкъуацIэм « хьаджымкъуэ лъIакъуэ анчуэкъу » ряIуэжыгъ.

Par la suite, le nom clanique du garçon devint « Antsoko, de la lignée des Fils-de-hādjī ».